L’
âme,
un principe, une
essence, une substance ?
Rien de précis, rien de
clair, rien de certain.
Chaque personne élabore
son modèle selon ses convictions.
Et ce modèle deviendra la
clef de voûte de sa philosophie de sa croyance de sa foi.
Avant son acceptation,
le modèle a encore tout son potentiel, il est le carrefour aux multiples
chemins, le moyeu où convergent les rayons. Après son acceptation,
un chemin un rayon est choisi, et tous les autres s’effacent automatiquement.
Aussi il faut savoir
prendre son temps pour méditer et réfléchir sur cette notion, un acte
normal pour un homme sage, qui prouvera une certaine maîtrise de notre liberté
de pensée car savoir réfléchir est difficile.
AME
(du latin : animus) l'âme
est dans l'humain le principe
qui sent, qui pense et qui veut.
Aristote
et l'entéléchie.
Platon
"un principe qui se meut lui-même".
Descartes
précise nettement les attributs
de la matière
et ceux de l'esprit.
L'histoire
des théories
sur l'âme est liée à l’histoire de la philosophie tout entière
avec ses innombrables penseurs d’où se dégagent quatre grands groupes :
1°) spiritualisme
ou dualisme
L'âme est une substance
ou essence,
indépendante du corps.
2°)matérialisme
L’âme
est une fonction de l'organisme, n'ayant pas d'existence
propre par elle-même .
3°) idéalisme
L’âme est la seule réalité,
tout le reste n'est qu'apparence.
4°) panthéisme,
monisme
l’âme est la
manifestation d'un principe
supérieur et n'a qu'une existence phénoménale.
TROUVE sur INTERNET
Spiritualisme et dualisme.
Conception philosophique la plus
répandue où l'âme et le corps sont deux choses distinctes. Spiritualisme
quand l'esprit est considéré comme quelque chose qui existe par soi.
Aucune expérience n'a montré que le mouvement puisse se transformer
en conscience, comme il se transforme en chaleur, en lumière, en action
chimique, etc. A cette raison générale s'en ajoutent d'autres. Nous avons
conscience de notre unité et de notre identité, qui n'est que l'unité
persistant à travers les variations incessantes de notre vie et comme le
corps est en état de rénovation continue et qu'il ne vit même qu'à cette
condition et comme il est formé de parties coordonnées entre elles et
constituant un tout très complexe, il n'a ni identité, ni véritable unité.
L'unité que réclame l'esprit, en effet, est rigoureuse. Penser, c'est lier,
c'est unir. L'acte mental le plus simple, comparer, juger, suppose un sujet
qui fasse la synthèse de deux termes, et par conséquent un sujet
parfaitement un. L'âme se trouve donc avoir pour caractère essentiel l'unité,
l'identité, la simplicité, et cette marque qui lui est propre, qui la différencie
du corps, est ce qu'on nomme la spiritualité. La plupart des spiritualistes
modernes se rattachant à la doctrine émise par Leibniz font de la force
l'essence de l'âme , elle est une cause essentiellement agissante et spontanée
et ils la définissent :
«
Une force libre ayant conscience d'elle-même.»
Mais cette séparation
si nette et si tranchée, que le dualisme établit entre l'âme et le corps,
lui devient un embarras lorsqu'il s'agit d'expliquer leur union, leur dépendance
réciproque, ce que l'on appelle dans la langue courante l'influence du
physique sur le moral et du moral sur le physique. Ils sont si bien séparés
qu'ils ne peuvent plus se réunir, et on sait que ce problème a donné lieu
à plusieurs hypothèses, dont la plus célèbre est l'harmonie préétablie
de Leibniz.
Matérialisme.
Les premiers éléments de la vie
psychique apparaissent avec les premiers rudiments du système nerveux. Quand
le système nerveux croit en complexité et en coordination, le nombre des
manifestations psychiques et leur coordination croissent dans la même mesure,
jusqu'au moment où chez l'humain le cerveau et l'âme atteignent le plus haut
degré de développement connu. Partout et toujours, on peut dire : tel système
nerveux, telle âme.
Chez l'humain ne voit-on
pas l'âme suivre les progrès du à la décadence de l'organisme? Ébauchée
chez le petit enfant, elle atteint peu à peu son développement complet, pour
se désorganiser chez le vieillard avec l'usure du cerveau. Comment donc lui
attribuer une existence indépendante? Les maladies fournissent de nouveaux
arguments contre le spiritualisme. Sans parler du retentissement que tous les
désordres du corps exercent sur l'âme, on sait que les maladies mentales
sont en réalité des maladies du cerveau ou de ses annexes. Idéalisme.
L'esprit est la seule réalité,
en dehors de lui il n'y a qu'une réalité apparente ou dérivée. Descartes
doit être classé parmi les dualistes, il est cependant le promoteur de l'idéalisme
moderne par son célèbre : « Je pense, donc je suis.. Les partisans
de l'idéalisme disent aux matérialistes : Vous êtes complètement dupes des
apparences. Vous réduisez tout à la matière
La matière se résout
donc en états spirituels et nous avons raison de dire que la matière n'est
que l'extériorisation de l'esprit, sa projection au dehors, sous certaines
conditions d'espace et de temps.
Panthéisme et Monisme.
Les phénomènes physiques et les phénomènes psychiques ne sont que la
manifestation d'un principe supérieur qui les confient et les domine. Spinoza
en est le représentant le plus rigoureux. Il n'y a pour lui d'autre réalité
que la « substance », ce qui existe en soi et par soi. Elle a parmi ses
attributs la pensée, dont les âmes sont des modes, et l'étendue dont les
corps sont des modes. Les âmes individuelles ne peuvent donc avoir qu'une
existence passagère et une réalité d'emprunt.